Quatre façons d'en être
Même groupe, mêmes séances. Seul ce que vous faites valider change. Touchez un parcours pour le détail.
Sans examen
Je veux juste devenir meilleur
Vous vous entraînez avec le groupe, vous venez aux sorties et aux cours, et vous ne passez rien. Aucune pression, aucun dossier. Beaucoup de plongeurs progressent plus en une saison comme celle-ci qu'en trois ans de plongées de loisir.
Il vous faut : le Niveau 2.
PA40 · une étape
Plonger sans moniteur, jusqu'à 40 m
Partir à deux ou trois, choisir sa plongée, la planifier, l'assumer. C'est le vrai saut du Niveau 2 vers l'autonomie : planification, orientation, assistance à un équipier. Un directeur de plongée reste présent sur le site.
Il vous faut : le Niveau 2, et 16 ans.
PE60 · une étape
Descendre à 60 m avec un guide
Les épaves et les tombants qui commencent là où les autres s'arrêtent. On travaille l'adaptation à la profondeur, la consommation, la narcose, le froid, la désaturation — et les plongées profondes se font avec un moniteur E4.
Il vous faut : le PE40, 17 ans, et 20 plongées en milieu naturel dont 5 entre 35 et 40 m.
Niveau 3 · le brevet complet
Devenir un plongeur qui n'a plus besoin qu'on l'emmène
C'est le seul parcours qui change vraiment ce que vous avez le droit de faire. Le Code du sport ne reconnaît pas les brevets, seulement des aptitudes — et le Niveau 3 est le seul à porter les aptitudes PE-60 et PA-60.
Deux conséquences concrètes : l'autonomie jusqu'à 60 m sur décision du directeur de plongée, et surtout l'autonomie jusqu'à 40 m sans directeur de plongée. Autrement dit : votre plongée, votre site, votre organisation. C'est aussi la porte d'entrée du guide de palanquée.
Il vous faut : le Niveau 2 ou le PA40, 17 ans, et le RIFA Plongée avant la certification.La saison
Trois rendez-vous qui tournent toute l'année.
Piscine, mardi et jeudi
Aisance, palmage, apnée, condition physique. Sans bloc, sauf exception.
Théorie
Gaz et consommation, désaturation, ordinateur, accidents, réglementation, organisation d'une plongée.
Carrière et lac, à 40 m
La zone où presque tout se valide : autonomie, orientation, assistance.
Sorties de mise en route, à 20 m
Aisance, respect du milieu, planification et organisation. Plus accessibles.
Séjour en mer, jusqu'à 60 m
Deux plongées par jour, et l'accès à la zone des 40-60 m avec un moniteur E4. Le moment fort de la saison.
Les places sont comptées. Ce calendrier permet d'accompagner environ six plongeurs jusqu'au brevet complet, un peu plus sur les qualifications seules. Se signaler tôt a un intérêt très concret.
« Oui mais… »
Les cinq objections qu'on m'a déjà faites.
Je ne veux pas passer d'examen.
Alors n'en passez pas. Le parcours perfectionnement existe exactement pour ça : vous venez vous entraîner, vous plongez, vous apprenez, et rien n'est validé. Vous pouvez aussi changer d'avis en février — il est plus simple d'arrêter de viser une certification que de s'y mettre en retard.
Je n'ai pas le niveau.
Il faut être Niveau 2. C'est tout. Tout le reste — la profondeur, l'orientation, l'assistance, la planification — c'est précisément le travail de l'année. Personne n'arrive en sachant faire.
Le PA40 me suffit, non ?
Pour plonger en club, oui : il y a toujours un directeur de plongée. Mais le PA40 s'arrête là où le club s'arrête. Le brevet complet, lui, autorise l'autonomie jusqu'à 40 m sans directeur de plongée, et jusqu'à 60 m quand un directeur de plongée est présent.
Je n'aurai pas le temps de tout faire.
La réglementation fédérale laisse quinze mois entre la première compétence validée et la dernière. Une formation peut donc s'étaler sur deux saisons sans rien perdre. Et une compétence acquise reste acquise.
60 m, ça me fait peur.
Tant mieux, c'est le bon réflexe. L'accoutumance à la profondeur est progressive et obligatoire : on ne descend pas à 60 m parce que c'est écrit au programme. Et vous pouvez très bien vous arrêter au PA40 : l'autonomie à 40 m, c'est déjà l'essentiel des plongées d'un club.